Bouturage : 6 techniques pour multiplier tes plantes
Le bouturage : une plante, mille possibilités !
Multiplier ses plantes sans devoir constamment en acheter de nouvelles ? Avouez que c’est quand même satisfaisant !
Le bouturage, c’est une technique de multiplication végétative qui permet de créer une nouvelle plante à partir d’une partie d’une plante mère. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’existe pas qu’une seule façon de s’y prendre !
Bouture de tige, de feuille, de nœud ou même de racine… chaque technique possède ses particularités, et surtout, toutes les plantes ne se multiplient pas de la même façon.
Alors, avant de sortir vos ciseaux et de transformer votre salon en laboratoire de propagation, voyons ensemble les différentes possibilités !
La bouture de tige : la grande classique
C’est probablement la technique la plus connue et l’une des plus utilisées chez les amateurs de plantes d’intérieur.
Le principe est simple : on prélève une section de tige sur une plante mère, idéalement avec au moins un nœud, puis on la place dans un environnement favorable au développement de nouvelles racines.
Le nœud, c’est cette petite zone sur la tige où s’attachent les feuilles et où peuvent apparaître des racines ou de nouvelles pousses.
Cette méthode fonctionne particulièrement bien avec plusieurs plantes populaires, comme les pothos, les philodendrons, les monsteras et les tradescantias.
Une fois les racines suffisamment développées, notre petite bouture pourra poursuivre sa croissance et devenir une plante à part entière !
La bouture de feuille : quand une seule feuille suffit !
Oui, oui, certaines plantes sont capables de se multiplier à partir d’une simple feuille. Pas besoin d’une longue tige ni d’une grosse section de plante !
Selon l’espèce, on peut utiliser une feuille entière, une feuille accompagnée de son pétiole ou même une section de feuille.
C’est notamment le cas de plusieurs bégonias, des sansevières et de certaines plantes succulentes.
La feuille peut éventuellement produire des racines, puis de nouvelles pousses qui deviendront de petites plantes indépendantes.
Mais attention, ce n’est pas parce qu’une feuille développe des racines qu’elle est nécessairement capable de produire une nouvelle plante !
Prenons l’exemple d’une feuille de monstera sans nœud : elle peut parfois produire des racines et rester bien verte pendant longtemps, mais elle ne pourra pas former une nouvelle tige.
La bouture de nœud : petite section, grand potentiel !
Très populaire chez les collectionneurs de plantes tropicales, cette technique permet de multiplier une plante à partir d’une petite section de tige contenant un nœud.
On parle parfois de wet stick, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un morceau de tige sans feuille.
Même si cette petite section ne ressemble pas à grand-chose au départ, elle peut contenir un bourgeon dormant capable de produire une nouvelle pousse.
On utilise souvent cette méthode avec les monsteras, les philodendrons, les pothos et plusieurs autres plantes grimpantes.
Le secret ? Un environnement suffisamment humide, une bonne aération et surtout, beaucoup de patience !
Parce qu’il faut se le dire, regarder un petit bout de tige pendant trois semaines en espérant qu’il fasse quelque chose, ça fait aussi partie du plaisir d’être collectionneur !
La bouture de racine : la moins connue du groupe
Eh oui, certaines plantes peuvent même être multipliées à partir d’un morceau de racine !
Cette technique consiste à prélever une section de racine saine sur une plante mère, puis à la placer dans des conditions favorables pour qu’elle produise de nouvelles pousses.
Contrairement aux boutures de tige, ce sont ici les tissus de la racine qui doivent permettre la formation d’une nouvelle plante.
Cette méthode est notamment utilisée avec certaines plantes vivaces, comme les pavots d’Orient et les phlox.
Elle est toutefois beaucoup moins courante pour les plantes tropicales d’intérieur, puisque plusieurs espèces ne possèdent tout simplement pas cette capacité.
Et non, couper une racine de monstera ne vous donnera pas automatiquement un deuxième monstera !
La bouture de tête : un petit rafraîchissement qui rapporte !
Votre plante commence à devenir un peu trop longue, dégarnie ou déséquilibrée ? La bouture de tête pourrait bien faire d’une pierre deux coups !
Cette technique consiste à couper l’extrémité d’une tige, généralement avec quelques feuilles et au moins un nœud lorsque l’espèce le nécessite.
On obtient ainsi une bouture qui possède déjà une belle petite structure, tout en encourageant parfois la plante mère à produire de nouvelles ramifications.
C’est une méthode particulièrement intéressante pour les philodendrons, les tradescantias, les pothos et plusieurs plantes à croissance verticale ou grimpante.
Bref, une petite coupe de cheveux pour la plante mère, et une nouvelle plante en prime !
Le marcottage : des racines avant de couper !
Un peu différent du bouturage traditionnel, le marcottage mérite tout de même sa place parmi les techniques de multiplication végétative.
Son principe est particulièrement intéressant : plutôt que de couper une section de plante et d’attendre qu’elle développe des racines, on encourage les racines à apparaître pendant que la tige est encore attachée à la plante mère.
Dans le cas du marcottage aérien, on entoure une portion de tige avec un matériau humide, souvent de la sphaigne, afin de favoriser l’apparition de racines.
Une fois celles-ci suffisamment développées, on peut couper la tige sous la nouvelle zone racinaire et installer notre nouvelle plante dans son propre pot.
Cette technique est notamment utilisée pour certaines grandes plantes, comme les ficus, les monsteras et les philodendrons.
Alors, quelle technique choisir ?

Comme pour les substrats de bouturage, il n’existe pas de méthode universelle !
Certaines plantes se multiplient facilement à partir d’une simple feuille, tandis que d’autres nécessitent absolument une portion de tige contenant un nœud. Et pour quelques espèces, les racines elles-mêmes peuvent donner naissance à de nouvelles pousses.
L’important est donc de bien connaître la plante qu’on souhaite multiplier avant de sortir les ciseaux.
Il faut également garder en tête que la réussite dépend de plusieurs facteurs : la santé de la plante mère, la température, l’humidité, la luminosité et les conditions d’enracinement.
Et surtout, rappelez-vous qu’une bouture ne pousse pas plus vite simplement parce qu’on la regarde quinze fois par jour. Même si, entre nous, on le fait tous un peu !
Le bouturage, c’est avant tout une belle façon d’apprendre à connaître nos plantes, d’expérimenter et de voir la nature faire son travail, une racine à la fois !
